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    <title>BDABD - derniers articles d'actualité</title>
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    <description>BDABD: la place de marché de la bande dessinée Flux RSS des derniers articles d'actualité</description>
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      <title>Trois souhaits, T3 : La Tombe de Salomon - Drugstore</title>
      <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La chronique de Gilles :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pièces du puzzle oriental de &lt;em&gt;Trois souhaits &lt;/em&gt;s'assemblent et livrent leurs ultimes secrets dans un épilogue d'apothéose. Le génie de Paolo Martinello emporte cette conclusion dans les hautes sphères du délire graphique au point d'en faire oublier au lecteur les raccourcis parfois maladroits employés par le scénariste Mathieu Gabella.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est une véritable tempête du désert qui gronde dans l'esprit de Mathieu Gabella. Après un premier tome alléchant à souhait et un second tome riche en action et en informations, le scénariste nous livre son troisième et ultime souhait. Le guerrier kabyle voit la fin de son service de génie arriver et part affronter le plus redoutable des adversaires, le charme de la belle Shéhérazade.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Que le lecteur garde les bras et les jambes à l'intérieur du tapis volant, car il va devoir s'accrocher un minimum pour suivre tous les tournants de cet épilogue. Mathieu Gabella a su placer tous les éléments nécessaires à la compréhension de son récit dans les premiers tomes mais accélère radicalement les événements jusqu'à l'apothéose finale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les bourrasques de cette tempête scénaristique gâchent quelque peu l'engouement que le lecteur peut ressentir à la découverte de ces Mille et une nuits revisitées. Fort heureusement, le génie graphique de Paolo Martinello redore largement le blason de la lampe magique et projette le lecteur dans un monde merveilleux. Gérant ingénieusement les flash-back ponctuant ce tome, alternant petites cases rapides d'action et illustrations magistrales sur pages entières, Martinello fait totalement oublier que &lt;em&gt;Trois souhaits&lt;/em&gt; est son premier travail d'illustrateur de bandes dessinées.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette belle aventure orientale touche à sa fin. Si le lecteur tentera de pardonner à Mathieu Gabella son impétuosité de scénariste enthousiaste, il retiendra son souffle devant le talent de Paolo Martinello. Que notre souhait soit exaucé et que sa carrière dans la bande dessinée continue mille et une bandes dessinées de plus !&lt;/p&gt;</description>
      <link>http://www.bdabd.com/news/2013/06/chronique-bd-trois-souhaits-tome-3-la-tombe-de-salomon-mathieu-gabella-paolo-martinello-drugstore-glenat/index.bdabd</link>
      <author>Gilles Wajsgrus</author>
      <pubDate>Mon, 17 Jun 2013 12:52:30 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Nous, Anastasia R., T2 : Les cendres de Koptiaki - Grand Angle</title>
      <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La chronique de Caroline :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1918, Anastasia, fille du tsar de Russie, vient tout juste de réchapper du massacre de sa famille. En attendant de fuir son pays en pleine guerre civile, un soldat loyaliste va l'aider à se cacher de la fureur de Lénine et de son Armée rouge. Une version très romancée d'un événement historique déjà maintes fois fantasmé.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cinq mois après la tuerie du 17 juillet 1918 qui a vu officiellement s'éteindre la dynastie des Romanov, Anastasia se remet de ses blessures aux côtés de l'officier Félix Volodine. Il la cache tout en cherchant une preuve pour le juge Sokolov qu'il n'y a eu aucun survivant au massacre. Alors qu'il tente de s'enfuir avec cette grande duchesse, on suit en parallèle une certaine Franziska, personnage étrange qui a côtoyé la famille de l'empereur. Un tantinet ravagée, celle-ci se prend pour Tatiana, une des sœurs d'Anastasia.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si l'histoire officielle de la mort des derniers Romanov est assez claire, le mystère qui entoure la possible survie de la grande duchesse Anastasia est pour le moins complexe. S'appuyant sur l'histoire vraie d'Anna Anderson, qui a revendiqué ce titre toute sa vie, les auteurs créent le personnage de Franziska et expliquent ses talents d'usurpatrice par une « faculté de s'approprier les souvenirs des autres ». Il faudra passer sur cette explication aussi grosse qu'une matriochka sous cortisone. Mais pourquoi alors lui faire prendre la personnalité de Tatiana plutôt que celle d'Anastasia ? Le prochain tome éclairera peut-être le lecteur sur cette confusion...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le dessin, classique, ne chamboulera pas les amateurs de bande dessinée historique dans leurs habitudes. Les visages en gros plan sont souvent peu expressifs, voire figés, mais les plans plus larges et en extérieur sont réussis. L'idée d'insérer sur certaines planches, comme en filigrane, des membres de la famille du tsar morts le 17 juillet, est appliquée avec parcimonie et justesse, donnant un sentiment de mélancolie quant à leur destin tragique.&lt;/p&gt;</description>
      <link>http://www.bdabd.com/news/2013/06/chronique-bd-nous-anastasia-r-tome-2-les-cendres-de-koptiaki-patrick-cothias-patrice-ordas-nathalie-berr-bamboo-grand-angle/index.bdabd</link>
      <author>Caroline Renaud</author>
      <pubDate>Fri, 14 Jun 2013 10:49:21 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Une vie à écrire - Grand Angle</title>
      <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La chronique de Damien :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Billy Bob quitte sa campagne pour réaliser son rêve : écrire pour le cinéma. En chemin, il va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie. Une fois à Hollywood, il va en découvrir le faste, le luxe mais aussi la dure réalité qui va avec. Il va vite se retrouver au cœur du plus grand secret, du plus grand mensonge d'Hollywood avec tous les risques que cela comporte... Un thriller convaincant qui nous laisse en haleine tout au long des pages.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous revivons les heures qui ont construit la légende d'Hollywood. Attention pas les belles heures, pas les moments pailletés mais bien les instants des coulisses, ceux qui sont derrières les écrans, ceux qu'il vaut mieux taire tellement ils ressemblent à des secrets d’État. Nous découvrons la dure réalité du cinéma : beaucoup de candidats mais peu d'élus au poste de star. Les appétits s'aiguisent et il ne faut faire confiance à personne car chacun est prêt à vendre père et mère pour le succès sans compter que certains veulent juste de profiter de la parcelle de pouvoir qu'ils ont.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans la première moitié du XXème siècle, les studios dirigent et contrôlent la carrière des acteurs et le scénario de cette bande dessinée a la bonne idée de pousser cette réalité jusqu’au bout. Ces studios finissent par posséder la vie même des stars et scénarisent tout dans les moindre détails jusqu'à la mort fictive ou réelle de ces icônes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le dessin n'est pas en reste, nous rappellant Berthet et son &lt;em&gt;Privé d'Hollywood&lt;/em&gt;. Le trait et les couleurs pastels nous transportent facilement dans l'industrie du cinéma de cette époque et son ambiance particulière. Une vraie réussite stylistique, expressive et enveloppante.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'intrigue est forte et la fin évite le trop facile dénouement pour que nous passions naturellement d'Une vie à écrire à une vie à vivre. Cerise sur le gâteau, les fans apprécieront sûrement le beau clin d’œil fait au film &lt;em&gt;Cléopâtre&lt;/em&gt;. &lt;/p&gt;</description>
      <link>http://www.bdabd.com/news/2013/06/chronique-bd-une-vie-a-ecrire-jerome-felix-ingrid-liman-grand-angle/index.bdabd</link>
      <author>Damien</author>
      <pubDate>Thu, 13 Jun 2013 12:21:07 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Une semaine sur deux, T2 : Je suis ton père - Fluide Glacial</title>
      <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La chronique de Marlène :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans son deuxième tome d’Une semaine sur deux, Pacco publie toujours des notes tirées de son blog autour de sa vie de père célibataire. À présent Maé, sa fille, a sept ans et lui plein de nouvelles interrogations, toujours croquées avec humour.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comment gérer l’arrivée des amoureux à l’école ? L’emmener ou pas au McDo ? Ces préoccupations font habilement écho aux propres soucis du père : boire ou vieillir ? Prêter ou pas son sabrolaser ? Mais aussi à LA question au suspense insoutenable : comment arriver le premier à l’école le matin ? &lt;em&gt;Je suis ton père&lt;/em&gt; essaie de répondre par un humour tendre, souvent lié à un sens affirmé de l’autodérision.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comme l’auteur dévoile ses intentions dès les premières pages, il nous est facile d’éprouver de la sympathie pour ce jeune père, se voulant honnête et jamais moralisateur. Cette version papier, moins décousue que le blog, permet de gagner en rythme et en humour. Lire ces notes choisies permet de réaliser que le propos n’est pas toujours « Maécentré ». Ainsi les passages orientés sur le père et ses amis apportent une respiration bienvenue (mention spéciale à la Schtroumpf-biture-partie qui se clôt par une promesse d’examen de la prostate).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La simplicité du sujet est valorisée par un dessin dépouillé où la ligne est claire et les couleurs sobres. Le cadrage est absent et les décors principalement constitués d’éléments flottants. L’impression de sobriété et d’élégance qui s’en dégage fait pardonner certaines approximations graphiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce tome poursuit sans lassitude les aventures de la petite Maé et du grand Pacco. Non seulement on s’attache à ces personnages qui évoluent, mais en outre, la pudeur du propos permet de se détacher de l’aspect autobiographique pour universaliser ce récit. Au delà du sujet sociétal esquissé par le titre de la série, cet album est le simple témoignage de l’affection d’un père pour sa fille et d’un homme pour ses proches.&lt;/p&gt;</description>
      <link>http://www.bdabd.com/news/2013/06/chronique-bd-une-semaine-sur-deux-tome-2-je-suis-ton-pere-pacco-fluide-glacial/index.bdabd</link>
      <author>Marlène Junius</author>
      <pubDate>Wed, 12 Jun 2013 12:59:50 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Sword, T1 : Vorpalers - Soleil</title>
      <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La chronique de Laure :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La cité - presque - libre de Fangeless fait l'objet de luttes intestines entre les grandes familles qui dirigent la ville. Ceux qui dominent la cité sont ceux qui emploient les Vorpalers. Ces guerriers aux armes démoniaques manient moins bien les mots que les armes et sont davantage connus pour leur puissance de feu que pour leur tact. Voilà de quoi combler les amateurs de stratégie, comme les fans d'action.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au sein d'un monde semi-médiéval, complexe et intéressant, les luttes de pouvoir reposent sur l'intervention d'une caste de guerriers boostés aux hormones de l'enfer. Ils tirent sur... enfin émincent leurs ennemis avec brio, cruauté et plaisir. Mais leur ennemi mortel complote en sous main et leur suprématie est remise en cause en même temps que leur survie, ce qui rend ce groupe de guerriers ultra-violents intéressants à défaut d'être sympathiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si le scénario est bien ficelé, dynamique et accroche le lecteur, le fouillis du dessin fini par gêner quelque peu la lecture. Cet album perd en lisibilité et n'eut été les couleurs de Champelovier qui rendent parfaitement l’atmosphère de ce monde désolé, il eut été parfaitement indigeste...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A lire entre deux épisodes de &lt;em&gt;Game of Thrones&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description>
      <link>http://www.bdabd.com/news/2013/06/chronique-bd-sword-tome-1-vorpalers-sylvain-cordurie-laci-champelovier-soleil/index.bdabd</link>
      <author>Laure Nataf</author>
      <pubDate>Tue, 11 Jun 2013 14:08:01 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>S.A.M., T2 : Chasseur de robots - Dargaud</title>
      <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La chronique de Caroline : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contraints de survivre dans un monde où les machines ont quasiment éradiqué l'espèce humaine, un groupe d'adolescents va s'allier à un robot pour s'en sortir. Un récit d'anticipation bien mené, servi par un superbe dessin de style manhua (bande dessinée chinoise).&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un an après leur rencontre, S.A.M. et Yann se retrouvent enfin. Ce dernier parvient à convaincre les autres membres de la bande que le robot est de leur côté et prêt à les défendre des dangers du monde extérieur. Lorsque les adolescents reçoivent un message provenant d'un autre groupe de survivants, ils n'hésitent donc pas à partir à leur recherche. Mais cette mission comporte plus de dangers qu'il n'y paraît et même un robot géant comme S.A.M. pourrait bien être mis en difficulté...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le scénario de cette série n'a rien de réellement original (l'éditeur la présente comme un mélange de &lt;em&gt;Seuls&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Walking Dead&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Terminator &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Akira&lt;/em&gt;. Autant ratisser large...), si ce n'est que les robots sont moins utilisés ces derniers temps que les vampires ou leurs confrères zombies. La forme du récit initiatique pour adolescents risquait également de faire tomber cette bande dessinée dans le déjà-lu. Pourtant, Richard Marazano réussit à monter le tout en un suspens plutôt efficace. Rebondissements inattendus et mystères non résolus parsèment en effet l'histoire, notamment autour des origines et intentions de S.A.M.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quant au dessin, il représente la meilleure raison de découvrir cette série. Les collaborations entre auteurs français et chinois sont de plus en plus fréquentes dans la bande dessinée. &lt;em&gt;S.A.M.&lt;/em&gt; est une excellente illustration que ce mélange est une évidence. Xiao Shang pose ici son trait fin, ses couleurs marquées, son goût pour l'animation, l'ensemble rappelant avec bonheur l'univers graphique de Nicolas Nemiri. Les extérieurs urbains sont magnifiques, les personnages attachants (y compris le « géant de fer » S.A.M.).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Espérons seulement que le troisième tome sortira plus vite que celui-ci, qui s'est fait attendre plus de deux ans...&lt;/p&gt;</description>
      <link>http://www.bdabd.com/news/2013/06/chronique-bd-s_a_m-tome-2-chasseurs-de-robots-richard-marazano-xiao-shang-dargaud/index.bdabd</link>
      <author>Caroline Renaud</author>
      <pubDate>Tue, 11 Jun 2013 10:42:18 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Le sang du dragon, T6 : Vengeance - Soleil</title>
      <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La chronique de Laure :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'abordage ! Pas de prisonniers ! On est pas ces mauviettes de rosbifs ! Rien ne m'arrête moi, Meriadec pirate sanguinaire assoiffé de vengeance ! Waouh, ça y est, la quête avance, on touche au but, l'affreux et attachant pirate va atteindre l'ultime élément qui va lui permettre de venger sa môman... &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si, si, toute cette intrigue repose sur un type viril à la Long John Silver qui n'a toujours pas réglé son complexe d’Œdipe. Qui l’eut crû ? Même les pirates auraient besoin d'une bonne psychanalyse. Ou alors ce sont les auteurs parce qu'entre une elfe avec laquelle il couche et qui veut lui faire la peau et une sirène qui fait encore l'objet de préjugés masculins puisqu'elle bouffe les matelots, les femmes ne sont pas à la fête. Dans cet album attendez-vous à du sang et des larmes car l'histoire prend enfin l'ampleur que le lecteur attendait désespérément depuis le tome précédent, ce qui en fait un plaisir à lire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le dessin reste un peu fouillis, mais comme l'intrigue avance (enfin) à grands pas, il y a du mouvement presque à chaque page. Cet élan soutien efficacement l'action et ne dérange pas l’œil. Il faut ajouter que les très belles couleurs de Sandrine Cordurié ajoutent à ce dessin la finesse qui lui manquait peut-être.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et dans le prochain album, y zont prévu quoi ? Ben j'sais pas, p'têtre d'aller enfin voir le Roi !&lt;/p&gt;</description>
      <link>http://www.bdabd.com/news/2013/06/chronique-bd-le-sang-du-dragon-tome-6-vengeance-jean-luc-istin-crety-sandrine-cordurie-aventures-celtiques-soleil/index.bdabd</link>
      <author>Laure Nataf</author>
      <pubDate>Mon, 10 Jun 2013 18:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Murena, T9 : Les Epines - Dargaud</title>
      <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La chronique de Gilles :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'incendie de Rome s'est éteint mais la colère de ses habitants brûle plus que jamais et réclame le sang des chrétiens. Les cendres de la ville éternelle deviennent le terreau du christianisme dans la suite des aventures de &lt;em&gt;Murena&lt;/em&gt;. Le génie scénaristique de Jean Dufaux et le perfectionnisme graphique de Philippe Delaby font de ce péplum une œuvre incontournable.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après avoir clôt le cycle de l'accession au trône de Néron, Jean Dufaux a intelligemment pris un nouvel élan pour narrer le règne de ce mythique mégalomane. Mêlant véracité historique, spéculation théologique et pure fiction romanesque, il nous offre un péplum aux multiples facettes. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce neuvième tome aborde autant le climat réel qui a pu régner sur Rome suite au grand incendie de Juillet 64 que les spéculations autour de la vie et du martyre de Pierre. Le destin des deux gladiateurs Massam et Balba approche autant de sa tragique fin que celui des chrétiens. Les sénateurs, eux, rient en orgie pour masquer l'odeur du brasier et Lucius Murena se console dans les plaisirs charnels. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par leurs choix narratifs et figuratifs, Jean Dufaux et Philippe Delaby évitent le piège de la leçon d'histoire grandiloquente et dépoussièrent l'image de la Rome antique en bande dessinée comme a pu le faire la série &lt;em&gt;Rome &lt;/em&gt;sur petit écran. Si le diable est dans les détails, Philippe Delaby a gagné son ticket pour le paradis des artistes. Il pousse le détail graphique jusqu'au perfectionnisme presque maladif. L'énergie et la beauté de son dessin emportent totalement le lecteur d'un bout à l'autre de cet album, le laissant impatient de dévorer la suite. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Rares sont les bandes dessinées qui peuvent prétendre instruire et divertir en même temps et sans la moindre prétention. Murena est de celles-là, ayant acquis depuis longtemps sa place au Panthéon des œuvres incontournables. &lt;em&gt;Ad perpetuam rei gloriam ! &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
      <link>http://www.bdabd.com/news/2013/06/chronique-bd-murena-tome-9-les-epines-jean-dufaux-philippe-delaby-dargaud/index.bdabd</link>
      <author>Gilles Wajsgrus</author>
      <pubDate>Sat, 08 Jun 2013 15:00:55 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Interview de François Olislaeger, l'auteur des Carnets d'Avignon</title>
      <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;François Olislaeger croque avec plaisir le Festival d’Avignon depuis 2005. Grâce à Actes Sud et Arte éditions, il a réuni cinq ans de dessins autour du théâtre dans les jolis &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.actes-sud.fr/catalogue/bande-dessinee/carnets-davignon"&gt;Carnets d’Avignon&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. L’occasion de revenir ensemble sur une belle rencontre du spectacle vivant et du dessin…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="alignnone illustration"&gt;&lt;a href="http://bdabd.com/news/contents/2013/06/9782330019440.jpg"&gt;&lt;img src="http://bdabd.com/handlers/thumbnail.handler?repositoryid=news&amp;settingname=thumbnail&amp;filename=/2013/06/9782330019440-150x150.jpg" alt="Carnets d&amp;#039;Avignon - Première de couverture" title="Carnets d&amp;#039;Avignon - Première de couverture" width="150" height="150" class="size-thumbnail wp-image-27208" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;Carnets d\'Avignon - Première de couverture&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comment est né le projet &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.actes-sud.fr/catalogue/bande-dessinee/carnets-davignon"&gt;Carnets d’Avignon&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout a commencé en 2005, quand je travaillais pour un magazine appelé TOC, disparu aujourd’hui. Comme TOC ne paraissait pas pendant l’été, je suis parti avec &lt;a href="http://pierrecattan.wordpress.com/2008/07/07/olislaeger-en-avignon/"&gt;un ami, journaliste culture,&lt;/a&gt; à Avignon. On a alors monté un blog où il écrivait et moi je dessinais les spectacles, juste pour le plaisir. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comme 2005 a été une année très polémique pour le festival d’Avignon et que notre blog donnait un autre regard sur les pièces, il a beaucoup plu tant aux organisateurs qu’aux artistes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De fil en aiguille, j’ai rencontré Hortense Archambault, deux ans plus tard, et on a reparlé de ce blog. &lt;a href="http://blogdessine.festival-avignon.com/post/2012/10/22/Soyez-les-bienvenus/Fanny-Bouyagui"&gt;Je lui ai proposé de dessiner officiellement pour le festival et elle a accepté. Elle trouvait notamment que c’était très intéressant d’avoir le dessin comme média et comme archive à la fois.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par rapport aux photos, le dessin semble plus accessible au premier regard, car il ne dévoile pas totalement les spectacles mais renseigne quand même. En plus l’avantage du dessin, c’est qu’il est universel, donc pas besoin de le traduire comme on doit le faire avec des films documentaires par exemple.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="alignnone illustration"&gt;&lt;a href="http://bdabd.com/news/contents/2013/06/verna.gif"&gt;&lt;img src="http://bdabd.com/handlers/thumbnail.handler?repositoryid=news&amp;settingname=medium&amp;filename=/2013/06/verna-182x300.gif" alt="Portrait du metteur en scène Jean-Luc Verna par François Olislaeger" title="Portrait du metteur en scène Jean-Luc Verna par François Olislaeger" width="182" height="300" class="size-medium wp-image-27210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;Portrait du metteur en scène Jean-Luc Verna par François Olislaeger&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Pour passer de &lt;a href="http://festivalavignon05.wordpress.com/2008/03/"&gt;votre blog&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.actes-sud.fr/catalogue/bande-dessinee/carnets-davignon"&gt;au livre&lt;/a&gt;, vous avez opéré des changements ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quand j’ai rencontré Thomas Gabison, éditeur d’Actes Sud, j’ai vu qu’il avait vraiment tout de suite compris le projet. Il a immédiatement compris les adaptations à faire pour passer du web au papier. On a donc envisagé ensemble de refaire une narration, de créer quelque chose qui aurait son autonomie puisque, par rapport au blog, le livre devait avoir un autre rythme de lecture.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On a donc voulu freiner la lecture à certains endroits, l’encourager à d’autres moments… Et puis là où Thomas Gabison a été très important, c’est dans la mise en pages. Il est parti du blog et a su recréer une histoire juste avec mes dessins. En fait, il a vu des liens qui existaient dans mon travail, dont certains que je n’avais même pas remarqués ! &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Thomas a pu redonner du sens à tous ces croquis, mettre en avant la cohérence de la programmation du festival, mais aussi des liens formels, des obsessions que j’avais ou que je relevais dans les textes dits sur scène. Grâce à la mise en livre, un long récit s’est mis en place, petit à petit, avec des sortes de chapitres que l’on voit apparaitre à l’intérieur  du découpage par année. Avec ce rythme,&lt;a href="http://www.actes-sud.fr/catalogue/bande-dessinee/carnets-davignon"&gt; le livre &lt;/a&gt;doit pouvoir se lire d’une traite, contrairement &lt;a href="http://blogdessine.festival-avignon.com/post/2012/10/22/Soyez-les-bienvenus/Fanny-Bouyagui"&gt;au blog&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment choisissez les moments de spectacles que vous croquez ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mon choix est assez instinctif, c’est une manière de synthétiser. Que ce soit avec les croquis pour le blog comme avec ce livre, mon but est toujours de retrouver par séquences l’intégralité de la narration du spectacle. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je choisis sur le vif des phrases clefs ou des parties qui me semblent être des charnières dans l’histoire. Ce que je dessine doit essayer de faire comprendre ce qui s’est passé. Pour être plus synthétique, je décline souvent ce que j’ai vu : je peux mélanger plusieurs dessins ou même faire un seul dessin d’une scène qui dure cinq minutes et y ajouter du texte qu’il y avait juste avant ou juste après, dans l’espoir que les gens saisissent l’histoire qui se déroule sur scène. Je dessine donc parfois des choses qui ne sont pas exactement passées ainsi sur scène, pour pouvoir faire une sorte de résumé de ce qui caractérise la pièce en question.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="alignnone illustration"&gt;&lt;a href="http://bdabd.com/news/contents/2013/06/23.jpg"&gt;&lt;img src="http://bdabd.com/handlers/thumbnail.handler?repositoryid=news&amp;settingname=medium&amp;filename=/2013/06/23-138x300.jpg" alt="Croquis de la pièce Une Bien Belle Enfant Blonde par François Olislaeger" title="Croquis de la pièce Une Bien Belle Enfant Blonde par François Olislaeger" width="138" height="300" class="size-medium wp-image-27207" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;Croquis de la pièce Une Bien Belle Enfant Blonde par François Olislaeger&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Chaque ensemble de dessins résume-t-il ce que vous avez retenu de chaque pièce ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui, ce que j’ai retenu d’un spectacle c’est ce que j’en ai dessiné. Mais il y a aussi tout ce que je n’ai pas retenu ! En fait, c’est comme si je voyais uniquement la moitié des spectacles, puisque la moitié du temps je suis en train de dessiner. Pourtant en entendant le texte, la musique et les bruits,  en sentant les éclairages, je peux un peu synthétiser ce que je rate.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Et pourquoi garder tous ces croquis en noir et blanc ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tous mes carnets étaient tenus uniquement en noir et blanc car ça me permet d’être plus rapide et plus schématique lorsque je dessine. Sans compter qu’il est un peu trop difficile d’amener de la peinture au théâtre !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Vous n’aviez pas envie de passer à la couleur au moment de regrouper vos croquis dans un livre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pas du tout. Pour le livre, on est revenus aux scans originaux des carnets de croquis. Pour le blog, il y avait des petites retouches. Je les faisais le soir même avant de poster les billets. On les a toutes enlevées pour être plus proche du format initial, plus brut.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce livre a permis de donner plus d’épaisseur à mon dessin, car on a essayé de donner de la densité à la lecture, de retranscrire le trait tel qu’il a été fait. Pour moi, c’était super intéressant de faire ce livre, car on a vraiment gardé le côté direct et instinctif du dessin, sans tricher.&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et c’est pour rester dans le brut, l’instinctif que vous croquez uniquement le spectacle vivant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui mais aussi parce que je suis un grand amateur de spectacle vivant avant tout ! Il y a quelques années, j’étais ouvreur au théâtre de la Ville. Ça m’a donné envie de m’intéresser au spectacle comme moyen particulier de narration. En plus, la cage de scène me fait penser à la case de bande dessinée, donc le lien était déjà fait.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Utiliser le théâtre, c’est une façon de chercher de la matière pour imaginer de la bande dessinée. Le tout fait en direct grâce à un matériel qui existe déjà (l’histoire, le décor, la dramaturgie, le texte). La vue de ce matériel pré-existant me permet de me focaliser uniquement sur la narration, le séquençage de mes dessins.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je préfère le spectacle vivant parce que le film, par exemple, me permet moins cette remise en séquences lors du dessin. Je me sens moins libre face à un film puisque c’est déjà un montage, un choix de la part du réalisateur. On ne peut pas y laisser se promener son œil comme on veut alors que devant une pièce de théâtre on peut regarder ce qu’on veut sur scène.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Et pourquoi ne pas avoir mis de cases dans vos &lt;em&gt;Carnets d’Avignon&lt;/em&gt; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si j’ai enlevé les cases, c’est surtout pour laisser le regard être totalement libre, comme durant un spectacle. Devant une pièce, quand il y a quatre personnes sur scène, le spectateur est libre d’en suivre une ou deux ou de regarder l’ensemble à la fois. Je recherchais le même effet, cette circulation du regard, dans mes croquis.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="alignnone illustration"&gt;&lt;a href="http://bdabd.com/news/contents/2013/06/mathilde-couv-360.jpg"&gt;&lt;img src="http://bdabd.com/handlers/thumbnail.handler?repositoryid=news&amp;settingname=medium&amp;filename=/2013/06/mathilde-couv-360-300x225.jpg" alt="Mathilde, danser après tout - Première de couverture" title="Mathilde, danser après tout - Première de couverture" width="300" height="225" class="size-medium wp-image-27209" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;Mathilde, danser après tout - Première de couverture&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En plus du théâtre vous croquez aussi la danse, pour vous, c’est deux pratiques complémentaires ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour moi, le théâtre et la danse sont très complémentaires. D’ailleurs, j’ai rencontré la chorégraphe Mathilde Monnier au festival d’Avignon ! La danse est certes plus chorégraphique que le théâtre, mais pour moi c’est vraiment la même approche artistique puisque la danse appartient elle aussi à la grande famille du spectacle vivant. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le livre Mathilde, danser après tout était le moyen de développer un spectacle sur 200 pages, alors que Carnets d’Avignon développe chaque pièce en 2 à 4 pages. Mathilde m’a laissé plus de temps, j’ai donc pu saisir la danse sur le vif pour ensuite la réinterpréter et ainsi aller un plus loin.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Vous avez une pièce ou un croquis de pièce préféré ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Parmi toutes les pièces d’Avignon, j’ai repensé hier à &lt;em&gt;Je tremble&lt;/em&gt; de Joël Pommerat.  A cause du travail sur les éclairages très fort qui rendait tout l’aspect dramatique, toute la profondeur de la pièce, je ne savais vraiment pas comment faire pour rendre son atmosphère. Après avoir été perdu, j’ai trouvé l’outil pour dire toutes les variations de lumière : insérer des teintes de gris dans mon noir et blanc.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En fait ce que je retiens de toutes ces années d’Avignon, c’est d’avoir dû trouver une solution graphique ou narrative à chaque pièce pour retranscrire correctement ses particularités. En somme, un travail très intéressant !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Serez-vous au prochain festival d’Avignon ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui bien sûr ! J’y retourne en début de festival pour voir quelques pièces.&lt;/p&gt;</description>
      <link>http://www.bdabd.com/news/2013/06/inteview-francois-olislaeger-carnets-d-avignon-actes-sud-arte-editions/index.bdabd</link>
      <author>Line-Marie Gérold</author>
      <pubDate>Fri, 07 Jun 2013 10:04:49 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Les innocents coupables, T3 : La liberté - Grand angle</title>
      <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La chronique d'Armelle :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La vie continue à la colonie pénitentiaire des Marronniers. Intimidation, violence, menaces, actes sadiques… tout est mis en place pour que les pensionnaires abandonnent tout espoir. Et pourtant, malgré leur tentative d’évasion ratée, Honoré, Adrien, Jean et Miguel préparent un nouveau plan pour sortir de cet enfer. Le dernier acte d'une bonne série.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Leur échec n’a pas atteint la volonté des quatre garçons. Mais alors qu’ils échafaudent un nouveau plan d’évasion, ils doivent faire face à de nouveaux problèmes. Les passés d’Adrien et d’Honoré se trouvent être liés et pas de la meilleure façon qui soit. Les tensions au sein du groupe augmentent et le Marbré, petit brute sadique, reprend du service au désespoir d’Adrien. La situation n’est pas idéale, pourtant ils vont devoir travailler ensemble.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le thème des bagnes d’enfants est un sujet qui a trop souvent été négligé dans notre histoire. Pourtant ils furent mis en place pendant plus d’un siècle ! Intelligemment mené par Laurent Galandon, ce triptyque nous raconte avec force et sans fioritures la vie quotidienne des pensionnaires, qui n’avait rien à envier à celle des bagnards adultes. Ce dernier volet s’attardant plus sur la vie personnelle d’Honoré et Adrien, ne perd en rien son intensité ni son aspect dramatique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les traits d’Anlor, anguleux et d’une grande justesse, mettent l’accent sur les corps amaigris et malmenés des pensionnaires. Ils participent ainsi à une excellente fusion scénario-illustration, agrémentée d’une palette de couleurs en accord avec l’atmosphère boueuse, triste et crasse des Marronniers.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une série très juste, tant dans le ton employé que dans le rendu d'une atmosphère qui fait un gros plan intelligent sur une part oubliée de notre histoire.&lt;/p&gt;</description>
      <link>http://www.bdabd.com/news/2013/06/chronique-bd-les-innocents-coupables-tome-3-la-liberte-laurent-galandon-anlor-grand-angle/index.bdabd</link>
      <author>Armelle Védrine</author>
      <pubDate>Wed, 05 Jun 2013 12:04:41 GMT</pubDate>
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