CHRONIQUE - Bien des choses - Futuropolis par geraldine le 07/10/2009

Prix neuf :
19 €
En librairie le :
27/08/2009
Pas mal
Scénario
François Morel
Dessin :
Pascal Rabaté
Couleur :
Pascal Rabaté
Série :
Bien des choses
Éditeur :
Futuropolis
Format :
17cm x 22,5cm; 104 pages
Thème(s) :
Futuropolis , françois morel , olivier saladin

La chronique en bref

Je suis un peu déçue par l’ouvrage qui n’est ni de la BD ni un recueil de nouvelles véritables. J’ai aimé le coup de crayon de Rabaté même si j’ai regretté que les dessins ne soient pas un peu plus colorés.

Le synopsis des éditions Futuropolis:

Au départ, il y a un spectacle, écrit et joué par François Morel en compagnie de son vieux complice Olivier Saladin, et qui connaît un beau succès depuis plusieurs années.
A l’occasion de sa sortie en DVD (Polydor) et de se reprise au théâtre de La Pépinière, c’est donc le texte original de François Morel qui est illustré par Pascal Rabaté. Un autre regard, pour une belle complicité. Tout au long du siècle dernier, le vingtième, l’une des traditions estivales consistait à s’adresser des mots écrits à la main sur des petits bouts de carton ; la carte postale ! Elle jouait frac jeu, s’exposant à la vue de tous. Elle ne cultivait pas le secret. Elle faisait étalage de son bonheur, s’amusant à susciter la jalousie. Au verso, on pouvait profiter d’une vue en couleurs ; le casino de Royan, la Promenade des Anglais ou un coucher de soleil sur Pornichet. D’autres fois, c’était un âne, une vache ou un verrat avec soutien-gorge… La légende disait « Vachement bonnes vacances ! », « Bonne ânée ! » ou bien « Ben mon cochon ! ». On savait rire.
Ce sont des petits bouts de carton que s’envoient consciencieusement les Ronchon et les Brochon durant leurs vacances. Ainsi se tisse leur vie qui se rêve idéale, même si elle se dévoile insignifiante, étriquée, conventionnelle. Mais on s’en fout ! Après tout une carte postale, c’est un peu de rêve qui passe…

La chronique de Géraldine :

Lorsque l’on ouvre pour la première fois « Bien des Choses » et que l’on connaît un chouillas François Morel et Olivier Saladin, on a tout simplement l’impression d’entendre respirer, parler, marmonner les personnages. Chaque virgule de ce texte transpire François Morel et c’est un vrai régal.
Si j’ôte mes « lunettes roses de fan » des anciens complices de Jérôme Deschamps, pour adopter une vision plus objective, je dirai que je suis un peu déçue par l’ouvrage qui n’est ni de la BD ni un recueil de nouvelles véritables.
D’autre part, l’écriture manuscrite, difficilement lisible, rend certes plus concret le côté « carte postale estivale écrite sur un coin de table» mais complique considérablement la lecture.
Par ailleurs, j’ai été surprise par certains textes qui relèvent parfois de petits mots laissés sur la table de cuisine pour les voisins sensés venir nourrir le chat ou d’un journal intime rigoureusement tenu par son propriétaire, qui manque parfois de détails croustillants à coucher sur le papier.
Déception donc au niveau du scénario, qui n’en est pas vraiment un.

J’ai aimé le coup de crayon de Rabaté même si j’ai regretté que les dessins ne soient pas un peu plus colorés.
De petites touches de couleurs (la couleur vous va si bien M. Rabaté), aurait vitaminé ce recueil de cartes postales qui pour moi a juste été « croqué ».
Pour conclure, je dirai que l’idée de s’inspirer d’une pièce de théâtre comme celle de Monsieur Morel pour écrire et dessiner une BD est excellente. Malheureusement, lorsque l’on découvre « Bien des choses » pour la première fois, on regrette juste qu’il n’y ait pas plus de dessin. Chaque anecdote, ou presque, aurait pu constituer des « gags » sous forme de strips savamment dessinées par Rabaté.
Enfin, lorsque j’ai terminé de lire « Bien des choses », je me suis posé la question du public de ce type d’ouvrage. Des enfants ? Non. Des ados, crois pas, non. Des adultes, oui mais lesquels ? Dans quelles circonstances acheter un livre comme celui-ci ? Personnellement, je n’ai pas su répondre. Comme dirait Droopy « Je réfléchis... »

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton