CHRONIQUE - Skipper, T1 : Somalia - Dupuis par geraldine le 13/06/2012

Prix neuf :
12 €
En librairie le :
06/04/2012
Bof
Scénario
Joël Callède , Jean-François Baudot Gihef
Dessin :
Lenaerts
Série :
Skipper
Éditeur :
Dupuis
Collection :
Grand Public
Format :
56 pages

La chronique de Géraldine :

Le livre s’ouvre sur l’Océan Indien, à quelques miles des côtes somaliennes.

Nous sommes à bord d’un vieux rafiot et attendons avec impatience la remontée à la surface de Damien, reporter, en quête d’un « trésor sous-marin », semble-t-il. Soudain, un, puis deux, puis trois et enfin quatre bateaux surgissent de nulle part. Ce sont les Guerriers d’Aden.

Trois semaines plus tard, nous rencontrons Ewann Kerrien, un aventurier du grand large résigné à promener en mer Egée des touristes insupportables pour gagner sa vie. Ewann est malheureux, il vit avec le fantôme d’une femme qu’il a autrefois aimé. Pour noyer son mal-être, il boit et pour cacher sa tristesse, il se laisse pousser la barbe.

Après une nuit de biture, Ewann est réveillé par une vieille connaissance qui le sollicite pour aider la femme d’un reporter disparu. Ce journaliste envolé au large de la Somalie, c’est Damien Renaud, celui-là même que nous avions vu remonter d’une séance de plongée. Parti pour couvrir un sujet sur la piraterie maritime, le reporter a semble-t-il découvert les origines du Poison de l’Océan...

Si le sujet relatif à la piraterie et à la pollution industrielle est bien choisi pour construire une enquête journalistique sur fond d’aventure maritime, je regrette que Callède et Gihef, au scénario, n’aient pas pris la peine d’étayer leur récit de faits réels.

Aussi, à la fin de cette bande dessinée, le lecteur peut rester perplexe. Où est la part d’imaginaire ? Où se situe la réalité ? Ai-je navigué dans une pure fiction, ai-je abordé la vérité sans le savoir ? Seuls Callède et Gihef le savent. Le dessin de Lenaerts quant à lui, plaira aux lecteurs aimant les traits réalistes qui flirtent avec le roman-photo.

Une série au potentiel intéressant qui me laisse, pour ce premier tome, sur ma faim.

L'échelle des humeurs du mouton